Message archivé :
Ajouté par Eric le 11 mars 2010 à 18:24
en réponse à @ Eric - Là EST le problème, ajouté par Baptiste DANEL le 11 mars 2010 à 08:49
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Bonsoir, je n'ai pas dit le contraire. Mais je pense qu'il faut "accélérer" les étapes. 2/ Unifier les discours des assoc des étudiants. Tout à fait ok. Mais déjà savoir ce à quoi servent ces assoc. Je vais pas commencer à casser du sucre sur celle de l'endroit d'où je viens (Grenoble), mais je ne suis pas sûr qu'elle servait de véritable levier auprès des décideurs politiques pour dire ce qu'est un urbaniste... En clair, il manque toujours un aspect : la qualification et la reconnaissance professionnelle des "diverses" personnes dites "urbanistes", "aménageurs", etc. Franchement, c'est un obstacle pour pas mal d'entre-nous. Que dire à ceux du monde des transports qui ne jurent que par les "ingénieurs" ? "Ouais je viens d'un institut d'urba (d'une fac de sciences humaines)..." Paris IV, encore ça va... mais la province, laisse tomber ! Honnêtement, je ne comprends pas cette différence qui existe entre la France et l'Angleterre, l'Italie,..., pour exercer le métier d'urbaniste. Dans ces autres pays on NE peut QUASIMENT PAS l'exercer si l'on n'a pas obtenu l'accréditation nécessaire... sachant que celle-ci ne coûte pas 300 euros, ne demande pas pléthore de coupes et autres productions autocadiennes ou illustratoriennes, mais repose avant tout sur un cursus "généraliste" où est abordé le droit, l'Histoire, les concepts urbains, les méthodes sociologiques, etc. Franchement donneriez-vous votre terrain à délimiter à un non-géomètre ? J'insiste bien sur le fait que la manière dont il sera délimité influencera grandement votre vie quotidienne, la valeur foncière in-fine de votre terrain, ses possibilités de découpage... Ca paraît idiot, mais un élu ou un chef d'entreprise raisonne pareil. Ce type que je veux recruter, va-t-il m'apporter une "plus-value" au sens économique évidemment, mais aussi en terme de compétences ? Si un institut d'urba ne dit pas grand chose au recruteur, il aura tendance à prendre ce qui est "généralement" connu. J'ai beau venir de l'IUG, si j'avais à recruter, entre un type venant de l'institut d'urba de Marseille - je n'ai aucune idée de ce qu'il vaut, peut-être est-il très bien, peut-être que non - et un centralien, je préférerai le Centralien, même de Lyon, car je sais qu'ils ont eu un CONCOURS, et que pas mal de nullards ont été éliminés... contrairement à la fac, quoi que l'on en dise. Loin de moi l'idée de casser du sucre sur nos formations, mais faudrait peut-être se dire que l'on peut rapidement déterminer, avec l'appui d'élus bien placés, qui a le droit d'être urbaniste, et qui n'en a pas le droit. Problème, comme d'hab, faut convaincre les plus ou moins vieux croûtons : OPQU, SFU, profs d'universités... qui faut bien s'en persuader n'ont aucun intérêt à ce que l'on réglemente notre profession, car ça signifie mettre le nez dans leurs affaires, la façon dont certains instituts notent les étudiants (ben oui faut bine garder des promos), les faux projets de recherche, surtout créés pour gagner le "tiroir de la subvention"... et le malheur c'est que ça n'arrange pas non plus les PME produisant des PLU à la chaîne... On préfère largement prendre plusieurs stagiaires pour faire le boulot, avec un "urbaniste" superviseur. Une donnée intéressante serait de savoir combien d'urbanistes ont été formés par les insituts d'urba, et combien exercent réellement aujourd'hui en tant qu'urbaniste. |
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